Impact des projets Erasmus+ de renforcement des capacités 2015-2016 sur l’enseignement supérieur au Maroc

 

Erasmus+ est le programme de l’UE pour le soutien de l’éducation, de la formation, de la jeunesse et du sport. Les projets Erasmus+ de « Renforcement des Capacités dans l’Enseignement Supérieur » (Erasmus+ CBHE) est une action phare du programme. Ils sont amenés à avoir un impact à court et à long terme sur le système de l’enseignement supérieur en soutenant les efforts de réformes entrepris, un effet direct sur les institutions à travers leur modernisation, et in fine sur les individus en l’occurrence les étudiants et les diplômés. Ces projets, à travers différentes problématiques abordées, sont également appelés à contribuer à relever les défis sociétaux majeurs aux niveaux national, régional et global à l’instar de l’employabilité des jeunes, l’inclusion, le changement climatique, le développement durable, l’innovation, le dialogue interculturel, etc. Les projets de renforcement de capacités visent également le rapprochement entre les systèmes de l’enseignement supérieur marocain et européen. 

À la charnière entre deux programmes et après la finalisation d’une première génération de projets, il est pertinent d’apprécier l’impact induit par les projets sur les différentes composantes de l’enseignement supérieur marocain et d’identifier les leviers de leur pérennisation.

L’étude a porté sur 18 projets sélectionnés entre 2015 et 2016 et finalisés entre 2019 et 2020. La méthodologie est basée sur une revue documentaire et une collecte de données via 27 entretiens semi-directifs individuels.

Les résultats des projets sont multiples et importants. Toutefois, bien qu’un impact immédiat sur les individus et les institutions directement impliquées soit réel (mais peu documenté), la dissémination, l’élargissement de l’impact, la pérennisation, tout comme l’impact sur le système méritent d’être développés.

Les projets de renforcement font face à de nombreux défis : les complexités administratives et financière liées à la gestion des universités publiques, la faible implication des partenaires socio-économiques, l’engagement institutionnel limité et l’absence de regard stratégique.

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